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Les articles de José Juan Franch, tout comme ceux d'illustres professeurs et d'analystes efficaces des idées et de l'actualité économique, ont enrichi, et j'espère qu'ils continueront à le faire dans le futur, les éditoriaux de la Gazette des affaires. Un journal économique doit beaucoup à la rigueur, à l'honnêteté intellectuelle et à la capacité de communication de ses commentateurs car ils complètent la structure de l'information spécialisée et aident les secteurs les plus sensibles, influents et actifs de la société : les chefs d'entreprise, les professions libérales et les hommes politiques, à se forger une opinion. Le rôle des analystes économiques n'est pas simple et souvent on dit d'eux qu'ils sont aussi brillants pour expliquer ce qui s'est passé que disposés à se fourvoyer à l'heure d'affronter la définition du proche horizon. Cependant, après plusieurs années passées à la tête d'un journal économique, je considère que je suis autorisé à dire, que cette disqualification mainte fois répétées, tient plus de l'animosité que du lieu commun, et qu'au contraire, bien souvent, les faits viennent confirmer les opinions et même les prédictions des économistes.
L'objet d'étude des économistes est pluriel, mouvant, comme peut l'être l'activité des personnes, groupes et collectivités dans des contextes fortement influencés par des circonstances incontrôlables. Il semble donc abusif de réclamer aux économistes d'être infaillibles quand cela fait bien longtemps que même les mathématiques ne sont plus une science exacte. Mais la publication de livre comme celui-ci, qui recueillent l'?uvre de l'auteur : articles de journaux, rapports, débats académiques, etc.?permet de vérifier avec la perspective du temps passé, que les réussites sont plus nombreuses que les erreurs et répondent à une logique et à une méthode.
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