Jeudi, 9 septembre, 2010 Home |   Spanish  |   English
 
 
Articles >> Avuela pluma >> Allons y Sans Complexes!
Allons y Sans Complexes!
 

Dans le siècle premier, Quintilien a écrit « bien que l?ambition soit en soi-même un vice, elle est, parfois, une source de vertus ». L?écrivain espagnol Miguel de Unamuno, avec son habileté courante, affirmait en « ¡Adentro ! » : « met tes vues très hautes, le plus haut possible, encore plus haut, là-bas où ton regard n?arrive pas, où nos vies parallèles son rencontreront : vise l?inaccessible. »

En l?an 1997, il semblait inaccessible et impossible d?arriver à un équilibre budgétaire sain dans les comptes publics. Mais cette impossibilité est maintenant devenue une réalité. Dans les années préalables le déficit était de 6-7% du PIB et donc cette tâche semblait inaccesible. L?effort pour les régler en vue de l?entrée dans L?Union Monétaire fut herculéen. Nous jouissons maintenant, avec le prospère et définitif établissement de l?euro, des avantages de l?application d?une politique orthodoxe selon les paramètres clairs de l?économie de l?offre.

Mais cela n?est pas suffisant. Il faut être ambitieux pour ce qui nous semble le mieux. Et le mieux n?est pas seulement l?équilibre budgétaire lorsque nous savons que celui-ci est presque atteint grâce à l?augmentation des revenus par l?accélération de l?activité économique, la diminution du chômage, l?entrée en Euroland et, surtout, la réduction des taux d?intérêt comme avantage pour la charge de la Dette.

Dans les circonstances actuelles, le mieux n?est pas seulement le contrôle des dépenses, mais sa réduction, convaincus de l?importance de cette stratégie pour encourager encore plus l?activité économique et l?emploi en augmentant à son tour les perceptions monétaires. Le mieux implique de prétendre des surplus budgétaires amples qui permettent de diminuer beaucoup plus rapidement cette charge de la Dette, car, tôt ou tard, il sera nécessaire de le faire. Il est négatif de se délecter passivement des triomphes, mais ceux-ci doivent motiver à maintenir la tension vers tout ce que la réalité économique des marchés nous indique qui est le chemin à suivre.

Parfois, en lisant la pensée de certains auteurs libéraux, je pense que la politique économique actuelle, vue depuis des paramètres objectifs et sans connaître l?étape antérieure, pourrait être considérée comme socialiste. Peut être pas socialiste, mais elle détient de nombreuses nuances proches au socialisme. Quelques-uns pourraient dénommer socialiste la politique budgétaire de nos années en comparaison avec le personnage auquel catalogue Schumpeter dans l?Histoire de l?Analyse Economique : « le personnage qui se dresse dans l?histoire comme le financier anglais le plus grand du libéralisme économique. Gladstone »

Pour Gladstone, dont le budget de 1853 fut le succès le plus spectaculaire ; le plus important était de supprimer les obstacles fiscaux à l?activité privée en gardant au niveau le plus bas possible le frais public car le développement économique résultant ferait superflu en grande mesure ce frais public. Correctement, Gladstone considérait que les facteurs les plus importants pour générer du progrès économique de toutes les classes sociales étaient le motif du bénéfice et l?inclination à l?épargne. L?expression Toutes les classes sociales, fait référence surtout aux classes les plus défavorisées.

Avec la cohérence d?un regard social, politique et économique comme le sien, les impôts devaient graver le moins possible les bénéfices des agents économiques actifs créateurs de richesse. Nous avnos bien avancé dans ces années de Gouvernement du PP (Parti Populaire), mais la réforme a été encore lésineuse. Peut-être on ne confie pas suffisamment à la bonté des idées et des politiques nouvelles, ou peut-être on a une peur excessive de l?incompréhension de la part des citoyens des nouveaux moyens et de l?inadéquation des conditions socio-politiques du pays où doivent s?appliquer. Je pense que c?est une peur un peu absurde et que les Espagnols sont capables de comprendre cela et beaucoup plus si les mesures sont bien expliquées. Je pense aussi que si nous voulons posséder le mieux, il faut aspirer au mieux pour ainsi être capable de s?adapter sans complexes aux circonstances aux yeux du reste de l?Europe.

 

José Juan Franch Menéu
Gaceta de los Negocios
26 septembre 2002

WWW.EMRED.COM