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Les marchés financiers servent à déterminer le prix juste e idéal des actifs financiers, en comparant les positions de l?offre et la demande, aussi bien qu?à mettre en contact les demandants et les offrants des actifs financiers pour un échange potentiel. Un marché boursier actif et bien organisé est un composant fondamental du marché des capitaux car il favorise l?existence du marché primaire des titres à long terme, par lequel se canalisent directement les ressources pour l?investissement. La tendance à acheter des titres dépend de la liquidité potentielle qui enferme le marché secondaire en éliminant toute idée de temps ou terme entre émetteur et souscripteur.
Selon Peter Kolowski (1987) un ensemble de problèmes éthiques importantes surgissent à l?heure de fixer les prix de divers biens et services publiques ou privés, aussi, et spécialement, dans les marchés financiers. La distribution d?avantages et désavantages entre les acheteurs et les vendeurs par le prix c?est une matière ouverte entre deux parties contractantes et, par conséquent, une matière de relevance d?une perspective éthique-économique où le franc jeu est un facteur très important. Établir des prix, même dans les marchés de concurrence, reste un phénomène socioéconomique et pas seulement un jeu matériel et neutre. L?échange pacifique et socialement convenue est, en définitive, un acte de solidarité et d?unité sociale.
Pour que ces contrats soient justes, et ainsi vus depuis un point de vue éthiquement correct, il est nécessaire :
1)Que le bien objet de l?échange soit vrai et pas apparent, et qu?il n?en profite pas des illusions crées à travers la manipulation du vendeur et sans valeur économique réelle. De la simulation des circonstances trompeuses apparaît toute une liste d?opérations éthiquement condamnables. Simple falsification.
Les facteurs les plus influents dans le prix relatif d?un actif financier face à d?autres sont ceux qui définissent les rendements futurs souhaités, sa capacité effective de liquidité (c?est-à-dire, de reconversion), et son risque. Toute nouvelle acquise sur ses facteurs modifie instantanément le prix de l?actif. Le décalage et la manipulation de l?information provoquent immédiatement des faux prix dans les différents actifs. Les notes comptables intéressées, le contrôle des comptes faux par la complicité du commissaire aux comptes avec le client, les mémoires qui cachent le négatif, les mouvements propres pour influencer l?image de l?entreprise?etc. sont des exemples de fraude de l?information qui est, en définitive, dans le cas des actifs financiers, une tromperie du produit à vendre. Comme les actifs financiers (options et futurs) dont la valeur dépend de la valeur de l?actif financier auxquels ils réfèrent (actif subjacent), sont de plus en plus étendus, la fraude informative d?une valeur donne lieu à des distorsions dans l?ensemble d?actifs enchaînés dans le système. Le mal occasionné ne peut pas être quantifié et il est irréversible.
Dans la tromperie du produit on pourrait actionner beaucoup de fils du système avec de complexes opérations de la mal appelée ingénierie financière. Les opérations se présentent sous un professionnalisme et en consistance apparentes et l?ensemble des sociétés qui interviennent directement ou indirectement sur le processus, ne permet pas d?établir effectivement sa vraie nature. Une grande partie de l?affaire spéculative se base sur cette apparence qu?on ne peut pas vérifier. Diffuser et tromper la clarté de l?information sur les marchés financiers est une manière de dégrader le produit et de rester crédibilité et efficacité aux prix qui sont le facteur de coordination du système.
2)Que les encaissements qui ont lieu à l?échange ne soient pas une conséquence du profit des situations de puissance du vendeur, de l?acheteur o de l?intermédiaire.
Les positions préeminentes en puissance financière et, simultanément, en information importante et privilégiée peuvent être utilisés sans équité pour ainsi arriver à une distorsion du prix juste sur les marchés. Ceux qui peuvent avoir une position de puissance spéciale pour que le reste des possédants vendent aussi peuvent engager des ventes massives des actions d?une entreprise. La diminution significative du prix des actions peut générer la situation idéale pour le rachat d?actions à un moindre prix ou pour une Offre Publique d?Achat (OPA), qui transfère la propriété de l?entreprise à un tiers avec qui on a préalablement pacté. S?il n?y a pas une autorégulation éthique des agents à pouvoirs spéciaux, les marchés deviennent un champ de bataille des luttes oligopolistiques entre ceux qui ont des stratégies licites e illicites qui n?ont rien à voir avec l?économie réelle, qui menacent la justice dans les prix des différentes valeurs, qui expulsent à ceux qui se trouvent dans les situations les plus fragiles ou qui inculquent à ceux-ci les attitudes qui les feront devenir des « free riders ». De nouveau, les effets secondaires négatifs des conduites contre l?éthique peuvent être très significatifs pour l?ensemble.
Ce type de conduites qui déséquilibrent sont une tentation spéciale pour les intermédiaires qui gèrent des volumes de fonds et valeurs importants. Les fonds d?investissement et les fonds de pensions ont augmenté notamment son rôle protagoniste en Espagne pendant les dernières années. Mais pour signaler ce fait on doit d?abord comprendre que les fonds mutuels d?investissement sur le marché des États Unis gèrent environ 280 billions de pesettes, c?est-à-dire, quatre fois le PNB espagnol, et donc, ils s?approchent au niveau des dépôts bancaires du pays. Au commencement des années 80, ils ne représentaient qu?un 10% du total des dépôts. Les marchés des capitaux aussi bien que les marchés monétaires sont l?objet des opérations de ce type et même les Banques Centrales de la plupart des pays peuvent difficilement les faire obstacle. Et encore moins lorsque leurs comportements pour la défense des types de change étaient limités par d?étroites bandes de fluctuation comme était le cas du Système Monétaire Européen lors de la crise de septembre 1992.
3)Éthiquement sont aussi rejetables les manières d?encaissement qui naissent parce que pour l?acheteur ou le vendeur se crée une situation d?émergence.
Le ravissement financier des années 80, avec les facilités créditrices illimitées dont ont joui les sociétés dynamiques ont favorisé que des entreprises diverses détiennent la propriété pour de fins spéculatives. Mais dans l?époque de récession actuelle, les choix de spéculation avec les entreprises en difficultés sont énormes. Seulement en Europe presque 200.000 sociétés ont dû fermer en 1992. Les faiblesses des sociétés sont une chance pour la spéculation des sociétés qui dispose de l?infravalorisation de certains actifs qu?on cherche à vendre à bon prix dans le démantèlement postérieur d?une entreprise. De même que ce n?est pas éthique de payer un salaire ridicule à un embauché en profitant de son besoin en indépendance de son apport marginal réel au processus productif d?une entreprise, il n?est pas éthique de profiter sans justice des situations d?émergence, peut être conjoncturelles, de toute une organisation.
4)Un autre type de biens apparents est le résultat des fausses illusions en favorisant la tromperie des tiers et l?exploitation de son inexpérience. Fomenter en excès la vanité, la tromperie ou le désir de prestige de l?autre partie peut aussi constituer des encaissements non justifiés.
Cet alinéa peut inclure le grave problème qui apparaît dans la tromperie ou la fraude de la marchandise, comme conséquence de l?inflation ou de la moindre solvabilité de l?institution financière qui le garantit. En spécial sur les marchés monétaires où la solvabilité est spécialement supposée et significative, l?accélération des processus d?inflation génère une illusion optique préjudiciable qui peut être considérée une fraude généralisée mais spécialement importante par rapport aux personnes moins cultivées et informées.
Quant à l?excès du rôle protagoniste professionnel, on doit signaler que les rendements des valeurs de rente variable dépendent de la politique de distribution des dividendes, des variations expérimentées par les bénéfices de cette entité et des plus-values qui se créent par l?augmentation de valeur desdites titres. La vanité et le désir de prestige des directifs d?une entité peuvent mener à la distorsion des rendements des valeurs de leur entreprise en restreignant sans raison la répartition des dividendes à l?objet de disposer d?un pouvoir économique plus grand pour ainsi gérer directement.
José Juan Franch Menéu
Professeur d?Économie Politique
Universidad Autónoma de Madrid
Gaceta de los Negocios
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