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Législation Pour la Liberté
 

Diario 16 publiait il y a quelques moins une interview en exclusive avec Federico Trillo qui, outre d?être un brillant parlementaire, est appelé à coordonner les projets législatifs du point de vue formel et même à être Ministre de Justice dans un probable gouvernement alternatif du PP. Dans ses réponses, il annonçait que son parti était en train d?élaborer un « livre blanc » sur la Justice qui serait mis à la disposition publique pendant cet automne.

Après avoir lu cette annonce je désire de connaître le contenu dudit document, et encore plus après le succès du PP dans les élections catalanes du 19 novembre dernier. Depuis ma perspective professionnelle d?économiste, l?intérêt est de plus en plus croissant parce que je n?ai jamais compris le manque d?intérêt et l?indifférence que certains de mes collègues montrent pour les affaires et les institutions juridiques. Tandis qu?avant les économistes considéraient ces affaires comme très importants, cette indifférence commença à être vraiment évidente lors du dernier tiers du XIXème siècle et cela continue. En spécial depuis la révolution marginale de Walrash de l?équilibre général, la théorie remarque exclusivement l?analyse neutre du comportement des agents économique et des marchés sans considérations des institutions juridiques et éthiques en vigueur au sein de cahque société. Du point de vue du Droit et de l?Économie, en tant que sciences et plasmations pratiques des différentes conceptions théoriques, elles parcourent par des chemins et des méandres qui ne se croissent jamais. Les pauvres coïncidences se limitaient aux cadres plus juridiques des sciences économiques et de l?entreprise o aux coïncidences plus économiques pour les sciences du Droit Public et Privé.

Ce manque de communication choque contre le sens commun le plus élémentaire car si le Droit et la Loi comptent sur la Justice (le fait de donner à chacun ce qui lui correspond) en tant que Nord, et l?activité économique doit toujours évaluer les situations ou les biens et services pour atteindre la Valeur idéale, les deux disciplines, étant donné que la réalité humaine qu?elles étudient est unique, ont une énorme coïncidence et dépendance mutuelle. Les manières d?organisation, le système politique et le cadre légal d?une société conditionnent la manière et l?efficacité dont les citoyens résolvent leurs problèmes économiques. Il est facile d?apercevoir que le système juridique crée des stimules ou pas dans un grand éventail des directions en stimulant ou modérant les citoyens à avoir un comportement différent dans sa manière d?agir économique. Il est très important pour la vitalité économique d?un pays de désigner un système juridique moderne, qui se base sur la liberté responsable, et qui réponde mieux aux désirs et aux objectifs des citoyens.

Avec des différences, le cadre législatif et le système légal exercent sur la société une fonction très semblable a celle du « parleur » de Vargas Llosa dans le village de machiguenga. Le parleur était le lien d?union des gens disperses par la forêt amazonienne du Pérou. Malgré les grandes distances géographiques et sentimentales qui les séparaient, grâce au parleur attendu et admiré, les gens formaient une communauté et partageaient une tradition, des croyances, des habitudes plus ou moins ancestrales et une manière de considérer les activités quotidiennes. Ils transmettaient une espèce de sève circulante qui faisait des machiguengas une société, un peuple d?êtres libres mais en même temps communiqués. Si le « parleur » n?eût été pas présent, ce peuple aurait été probablement démembré en mille pièces indépendantes mais solitaires.

Les lois exercent un effet bénéficial semblable à l?exemple de Vargas Llosa, mais seulement les bonnes lois et les bons principes. Je signale cela parce que le péril de notre système légal socialiste actuel, qui se prolonge depuis plus de cinquante ans, est précisément le contraire. En voulant contrôler et régler tout ou presque tout, on arrive à une révolution pacifique mais efficace des citoyens et au désordre qu?on voulait éviter. Si nous résumons la nature de la liberté d?entreprendre la possibilité des agents économiques à adopter leur choix par eux-mêmes, il est évident que cette simple définition choque avec un monde juridique réel qui nous angoisse par son énorme nombre des régulations. Selon Pedro Torres, vocal du Tribunal de Défense de la Concurrence, « il est difficile de mener une activité quelconque sans se trouver traqué par des régulations que l?autorité publique a imposé pour rechercher des objectifs variés, dès la santé à l?environnement, du prix à la qualité, dès la normalisation européenne pour atteindre un marché seul jusqu?à la répression de la pornographie dans les moyens, dès l?imposition d?utiliser une ou plusieurs langues dans le étiquètes des produits jusqu?à la composition chimique des teintures dont elles sont imprimées? »

Il faut faire très attention aux colossaux délires législatifs, même s?ils le sont par majorie. Ils peuvent attenter contre l?initiative et la liberté des individus de manière directe et cumulative. L?investigation scientifique et théorique, en spécial l?activité économique, a eu toujours besoin, et même aujourd?hui, de l?initiative individuelle et de la liberté personnelle pour faire possible que les conclusions ou les résultats des gens, peut-être contraires à l?autorité prévalent. Selon le professeur Bruno Leoni, il faut faire attention au système selon lequel un groupe de personnes, que nous ne connaissons pas personnellement, sont capables de décider ce que chacun doit faire, et tout cela au milieu des vagues limites ou même sans des limites.

Peut-être le futur de l?Économie Espagnole dépend plus de Federico Trillo que du Ministre d?Économie, Pedro Solbes ou du coordinateur d?affaires économiques du PP, Cristóbal Montoro.


José Juan Franch Menéu
Professeur d?Économie Politique
Universidad Autónoma de Madrid
Diario 16, 1994

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