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Le succès de la liberté, dans l?action générale aussi bien que dans l?action économique en particulier, est au centre, surtout, dans l?adéquation de la fin vers laquelle vise la conduite consciente. L?action humaine devient la mobilisation de la liberté qui prétend atteindre des fins précis et des objectifs déterminés moyennant une réaction consciente et réflexive par-devant des stimules et des circonstances très différentes de l?univers extérieur.
De cette manière, la fin médiatise la liberté, et une liberté responsable et réflexive préalable capable de découvrir la fin médiatise celle-ci. La liberté n?est pas simple indétermination. Simplement elle exige que sa détermination ne soit pas univoque, de manière qu?elle puisse avoir été déterminée d?une autre manière. La base de l?initiative privée se trouve dans cette idée de liberté.
L?homme peut faire ce qu?il veut, mais cette faculté implique une connaissance préalable de ce qu?il veut et, lorsqu?il exécute ce qu?il a décidé de faire, c?est le moment où il agît vraiment en liberté. Pour agir en liberté il est nécessaire de connaître la fin, de décider positivement pour atteindre celle-ci et se surmonter les obstacles qui empêchent sa consécution. Alors, la liberté humaine n?est pas absolue, mais relative. On pourrait signaler un parallélisme avec la valeur économique, et cette valeur est une relation dernière, qui se dirige vers les fins subjectives et objectives de l?être humain.
A l?égard de la liberté économique, si bien Schaff affirmait en tant qu?humaniste, la liberté de choix, il précisait que l?homme n?est pas souverain ni, alors un individu absolument libre qui peut agir à son libre arbitre. Il est plus semblable à un roi constitutionnel qui, nominalement est souverain, mais qui a les mains liées à la constitution. Personne ne doute de sa liberté, mais cette liberté n?est pas absolue. La liberté humaine est inexorablement limitée par les lois physiques et les lois générales de la conduite humaine. Il sera donc inutile et prétentieux essayer d?atteindre des fins qui ne sont pas compatibles entre elles.
Ce qui nous pourrons appeler école « idéaliste » d?économie, se centre, pas à l?orientation humaine vers la réussite matérielle, mais à la croyance de l?orientation humaine vers la vérité. Selon Schumacher « L?humanité a, bien sûr, une certaine liberté de choix : elle n?est pas limitée par les modes, par la logique de la production ou par d?autres logiques fragmentaires. Mais elle est limitée par la vérité. Seulement il existe la liberté parfaite au service de la vérité et même ceux qu?aujourd?hui nous demandent de libérer notre imagination de l?esclavage au système existant s?oublient de monter le chemin de la reconnaissance de la vérité. »
La recherche de la vraie fin est un requis indispensable pour le libre agir. Et c?est précisément cette fin celle qui donne de l?unité aux décisions économiques de manière que, la liberté humaine, personnifiée dans les individus, soit celle qui permet la complémentarité horizontale (diversité entre les moyens qui se complètent les uns aux autres) et la complémentarité verticale (rapprochement du divers à la seule fin). La fin subjective qui s?étende et qui se projète sur toute la variété de moyens ne peut être atteinte que dans une manière d?agir économique libre qui essaie de trouver les objectifs moyennant sa conscience et sa subjectivité personnelle et pas transferable.
La liberté, avec des effets d?initiative et une créativité plus grande est, alors, plus rentable et convenable que le manque de liberté. Mais, pour agir en liberté il faut savoir préalablement ce que je cherche en réalité, ce qui est le mieux et ce qui en dernier terme est le mieux. Selon l?argentin Lugones dans son ?uvre Prometeo : « La liberté et la joie sortent de l?intérieur à l?extérieur de l?homme, et cela constitue la vraie manière de vivre. L?art de vivre est une tâche interne. » Pour être vraiment libres, nous avons besoin de connaître les normes de la nature humaine, qui vont nous indiquer, plus ou moins clairement, le chemin à suivre pour arriver aux vraies fins et aux éléments médiats (économiques) nécessaires
José Juan Franch Menéu
Negocios
28 novembre 1996.
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