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Dans les réflexions qui sont exposées ensuite en haute voix, je voudrais éviter le dilemme radical tellement étendu entre ce qui sont des supporters de l'interventionnisme étatique à outrance et les partisans de la non intervention de l?état ou du protagonisme minimal ou nul de l'action publique. Je voudrais survoler l'antinomia entre non-interventionnisme et interventionnisme, entre nationalisation et privatisation, entre action public et action privée largement traitées dans la littérature économique. Ces dichotomies radicales et un peu rustres éliminent le débat calmé et provoquent des confrontations idéologiques de somme zéro où la fierté du triomphe des prémisses d'une personne est toujours au prix de ridiculiser des positions préalables à tout raisonnement des autres. Par principe, personne rnaît son erreur et tous terminent en perdant plus de ce qui feraient dans d'autres circonstances et avec d'autres attitudes.
Mon point de départ est celui dont l'État doit exister vue la nature sociale de l'homme et qu?il doit avoir un certain degré de consensus et quelques règles qui orientent la coexistence et permettent, moyennant le respect à ces normes, atteindre un certain degré de compatibilité et de conjonction entre les intérêts de tous. Mais je voudrais aussi expliquer que ce qui me préoccupe n'est pas précisement l'intervention, qui aussi, mais le mode d'intervention que tant de fois a été essayé. Je considère plus importante la direction générale de l'activité étatique dans l'économie et les moyens qui sont utilisés pour obtenir un plus grand développement par les citoyens auxquels elle représente et doit servir dans l'horizon futur.
La grandeur, la richesse et le but de l'action étatique n'est pas dans un accroissement quantitatif de son pouvoir économique représenté par sa proportion en ce qui concerne le PNB et par son important pouvoir de disposition sur une partie substantielle de la richesse physique et humaine d'une nation, mais elle est située en savoir renforcer et canaliser - jamais supplanter - avec ses actions, les activités libres et responsables des agents économiques de tout le système social. Ainsi on augmente la valeur économique à disposition de tous les individus de la société. La grandeur d'un État est en savoir stimuler ses citoyens vers la réalisation de grands indices d'humanité dans l'utilisation de ses ressources matérielles et non dans la croissance quantitative obsédante des propriétés publiques et des pouvoirs publics. Il ne s'agit pas de ne pas intervenir, comme il peut être invoqué depuis des courants idéologiques typiquement anarchiques, mais d'intervenir chaque fois avec une plus grande efficacité dans certains aspects, considérés souvent hors de l'environnement économique. Àu même temps, l'État cesserait d'intervenir dans ces aspects de la réalité économique dans lesquels la seule chose qu?il obtient avec son activité est freiner et ralentir la croissance de la richesse.
L'État, littéralement considéré, est un être de raison. On peut difficilement affirmer avec propriété la phrase "l'État, c?est moi". Sa raison d?être est le service aux fins des citoyens. On ne peut pas confondre accroissement d'ampleur étatique avec accroissement de bien-être social. Son pouvoir est un pouvoir délégué. Quand une partie des recettes des individus, une partie de ses propriétés, sera assignée au domaine de l'État, par moyen du paiement d'impôts, la tâche économique personnelle de obtenir le maximum possible de ses propriétés est transmise à l'État à travers cette portion de ma propriété qui passe à être administrée de manière déléguée par la bureaucratie étatique. L'État est obligé d?obtenir le maximum possible, en termes de valeur, à ces assignations. En conséquence, sa richesse se dérivera de sa capacité de service à la richesse de ses représentées.
Si un des buts de la fonction coordinatrice étatique est d'augmenter la richesse de ses citoyens, son activité doit se diriger vers la promotion des forces qui l'augmentent. Si on admet que la liberté, la propriété, l'échange, la spécialisation, la concurrence, le service et l'esprit patronal travailleur sont les sources dont on nourrit la valeur économique, les actions doivent se diriger vers sa défense et implantation dans la société, en éliminant les obstacles qui s'opposent.
Notre position, par conséquent, peut se concentrer sur trois propositions générales :
1)Ne pas agir, dans le cadre économique, là où d'autres institutions non publiques, plus proches à la connaissance des individus et avec des structures plus compétitives, peuvent le faire avec une plus grande efficacité.
2)Agir en faveur de la défense et l?implantation du cadre juridique adéquat pour obtenir le déploiement maximal de ces sources de la valeur dans tout le cadre socio-économique, et
3)Là où on doit agir, le faire avec l'efficacité maximale, c'est-à-dire, en obtenant la différence maximale entre la valeur créée et la valeur détruite pour créer le bénéfice maximal avec la perte minimale en termes de ressources utilisées.
On peut trouver un certain parallélisme de critère avec ce qui est exposé par Samuels en The Classical Theory of Economic Policy (La théorie classique de politique économique) et de Robbins dans sa Théorie de politique économique. Ils soulignent spécialement l'importance de la fonction législative dans l'activité étatique, puisqu'elle est dirigée à créer le cadre juridique nécessaire pour que le système pluraliste liberté et propriété privée fonctionne. Le système de liberté économique n'apparaît pas nécessairement en laissant que les choses suivent son cours mais seulement en rendant un effort conscient et, en conséquence, il libère, pour créer l'atmosphère véritablement artificielle, humaine et nécessaire pour qu'il fonctionne adéquatement. Économie et Droit sont hautement liés et le bon fonctionnement des marchés est peut-être une question plus juridique et morale que strictement économique.
José Juan Franch Meneu
Gaceta de los Negocios
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